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2_ Coiffures

Les coiffures des nobles, à l'imitation de celle de la cour de la chine, obéissaient à l'époque d'Asuka à des normes de formes et de couleurs correspondant au rang de ceux qui les portaient ( un article est en cour à ce propos). La coiffure de cérémonie (kammakuri) était généralement en gaze ou crins laqué noirs, alors que les nobles, en temps ordinaires, portaient un eboshi. Ce dernier affectait des formes diverses selon que leur porteur était un petit noble, un guerrier ou un paysan. Les guerriers portaients des casques (kabuto) ou dans certains cas des chapeaux en fer, bois ou cuir laqué (jingasa). Quand aux femmes, elles arboraient des coiffures diverses selon leur état ou leur époque.

 

I Chon mage

Type de coiffure pour homme en vogue jusqu'au début de l'ère meiji. Le devant du front était rasé et les cheveux relevés et attachés au sommet du crane. C'était la coiffure ordinaire des samurai et c'est encore celle des sumotori (sumo).

 

II Mage

Style de coiffure anciennement utilisé par les femmes et les hommes selon leur statut ou selon les événements, au nombre de plus de 35 différents. Ces coiffures varièrent selon les époques, et furent très diverses, surtout a l'époque d'Edo. Pour les hommes, les principles étaient : 

  • le mizura au Ve et VIe siècle, avec une boucle de chaque côté du visage
  • le kanka no ikkei du VIIe au XIe siècle, comportant un haut chignon
  • les chasen mage, chon mage, honda mage, osayaki, etc. à partir du XIIe siècle, comportait un devant de crâne rasé et les cheveux réunis sur le dessus de la tête en chignon

En ce qui concerne les coiffures féminines, plus nombreuses, on distinguait : 

  • le shimada mage jusqu'au VIIe siècle, avec deux coques sur la tête, et le kokei avec deux coques redressées 
  • le suihatsu à l'époque Heian, longue chevelure plate, et le tamamusubi, coiffure plate avec les cheveux enroulés sur la nuque
  • les karawa mage et hyogo mage à l'époque de Muromachi, coiffure plus élaborées comportant un haut chignon tressé retenu par un peigne
  • les shimada mage, katsuyamada mage, icho gaeshi à l'époque d'Edo, divers styles de coiffures relevées en chignon, retenues par des peignes et des épingles

La forme la plus commune pour les femmes mariées était le maru mage. Pour les jeunes filles l'icho gaeshi (ou chocho mage) et pour les filles en âge de se marier le shimada mage. Lors des mariages, les femmes coiffaient leur cheveux en tsuno kakushi (cornes cachées).

Les coiffures modernes sont appelées seiyo agemaki pour les femmes et zangiri pour les hommes. Si, au début de la période historique, les coiffures étaient fortement inspirées par les modes de la Chine, elles prirent, à l'époque Edo, des tournures particulières au japon, servant à distinguer femmes et hommes selon leur âge, statut et classes sociales. Elles suivirent également la mode (en ce qui concernait les femmes de la haute société) alors que la coiffure des hommes demeurait relativement la même. Quelques personnes "hors rang" se distinguaient par des coiffures parfois hirsutes, les religieux bouddhistes se rasaient la tête. Quand au gens de campagne, ils n'avaient guère de style particulier de coiffure. Dans les années 1920-1930, la mode vint d'avoir les cheveux coupés "à la Jeanne d'Arc" pour les femmes et taillés "au bol" pour les jeunes garçons. L'usage du fer a friser n'apparut que vers 1920, importés de France. Les coiffures traditionnelles ne se rencontrent plus guère maintenant que comme postiches lors des fêtes et reconstitutions historiques, sur les scènes du théâtre No et de Kabuki, et chez les sumotori. La coiffure de cheveux se nomme généralement quel que soit le style, kamigata.

 

III Zangiri-mono

type de pièce de théâtre de kabuki décrivant la vie du peuple après 1868, appelée ainsi du nom de la coiffure occidentale adoptée par de jeunes modernistes, zangiri-tama

 

IV Eboshi

Type de coiffure portée par les nobles et guerriers depuis le VIIe siècle et d'inspiration chinoise. C'est une sorte de chapeau en gaze, crin ou papier laqué de formes diverses. Une variante, semblable à un bonnet chiffonné, appelée nae-eboshi, était portée par les gens du peuple. Les guerriers, surtout a partir du XIIe siècle, portaient un ji-eboshi, de forme triangulaire. L'eboshi n'était porté qu'après avoir atteint l'âge d'homme et après la cérémonie du gempuku. 

  • eboshi na : nom donné à un jeune homme par son parrain lors du "don du chapeau d'homme" ou cérémonie du gempuku.
  • eboshi oya : parrain d'un jeune homme chargé de lui remettre le chapeau eboshi et de lui conférer le nom d'homme lors de la cérémonie gempuku.

 

V Kammuri

Coiffure portée dans l'ancien Japon par les nobles des cinq premier rangs. Faite en soie laquée noire, elle comportait à l'arrière un ou deux rubans de soie, pendants ou enroulés sur la partie verticale du chapeau. Ce chapeau était fixé au chignon avc des épingles en bois ou e métal. La coiffure que portait l'empereur était appelée usubitai, celle des nobles atsubitai. Les nobles des sixième au douzième rangs utilisaient des coiffures appelée oikake, kenei et hoso-ei.

  • kammuri oya : même chose que eboshi oya

 

VI Hachimaki

Petite serviette ou bande de toile souvent portée serrée autour de la tête par les hommes lors de certains matsuri ou certaines fête religieuses. Le hachimaki est également porté par les travailleurs de force afin d'empêcher que la sueur coule sur le front. Le populaire croit que le port de cet hachimaki leur donne de la force. C'est pourquoi nombre de soldats, pour montrer leur détermination au combat, prirent l'habitude de porter un hachimaki décoré de l'emblème du soleil ou de quelques calligraphies propitiatoire. Les jeunes garçons, le jour de leur fêtes portent aussi, en guise de hachimaki, une sorte de couronne de feuilles d'iris (celles ci, en fores de lames de sabres, étant censées leur conférer de la bravoure). Les femmes malades ou en couches portent également parfois un hachimaki pour éponger la sueur. Cette coutume est extrêmement ancienne et se retrouve figurée sur des haniwa. 

 

VII Ichimegasa

Chapeau porté depuis la période de Heian au moins par tout ceux qui avaient a affronter les rigueurs du climat, il comportaient un large bord et un fond très haut (koji). Les femmes kui adjoignaient souvent un voile destiné à dissimuler leurs traits et protéger de la poussière. Ce chapeau de voyage (qui doit peut-être ce nom à ce que les femmes l'utilisaient sur le marché) était généralement tressé en fibres de sauge.

 

VIII Kan'I junikai no sei

littéralement "les 12 rangs de coiffures", il est le premier système de rangs de cour au Japon, basé sur le port de coiffure de couleur, institué en 604 par shotoku Taichi. Les 6 premiers rangs étaient divisés chacun en deux  classes : haute (tai) et basse (sho), nommées d'après les vertus confucéennes classiques :

 

          1 -  Toku (excellence morale) : pourpre

          2 - Jin (bienveillance) : vert

          3 - Rei (splendeur) : rouge

          4 - Shin (fidélité) : jaune

          5 - Gi (droiture) : blanc

          6 - Chi (sagesse) : noir

 

Ce système récompensait le mérite plus que la noblesse. Il fût remplacé en 647 par un système comprenant 13 rangs, puis aboli en 701 par le code ritsu ryo et remplacé par 9 rang divisés en 30 classes.

 

IX Gempuku

Cérémonie de passage à l'âge adulte, entre les âges de 10 et 16 ans selon les régions, époques ou familles. Au cours de celle-ci, dans les familles de samurai, on remettait à l'enfant un chapeau et on lui conférait un nom d'adulte. Au sein de l'aristocratie, cette cérémonie était appelée kanrei, et on remettait à l'enfant le chapeau kammuri. Dans le peuple, on donnait au jeune homme un fundoshi (pagne) et la cérémonie était alors appelée heko iwai. De nos jours, le souvenir de cette cérémonie subsiste lors de l'atteinte à la majorité (20 ans), lors de la fête nationale appelée Seijin no Hi (jour de la majorité, qui a lieu le 15 janvier de chaque année pour les jeunes de cet âge. Une cérémonie était également faite pour les filles qui, à l'occasion de leu maturité, avaient leurs sourcils rasés et leurs dents teintes en noir. One leur faisait également don d'un kimono. Cette cérémonie était alors appelée mogi "revêtir une robe".

  • gempuku soga : pièce de No : Juro Soga remplit les rites du gempuku pour son jeune frère goro avant de partir en campagne pour assouvir leur vengeance contre Minamoto no Yorimoto. Le gouverneur de leur province leur remet un sabre.


15/11/2014
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